
Lady
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When we are drinking...Credits
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Stood there, obvious as the night...
Il ne reste de tout au matin que des débris de rêves. Morceaux épars qui s'agglutinent et coagulent et que, encore après toutes ses années, on tente de rattraper, dans le demi-sommeil d'avant réveil. Et qui dès lors ne nous lâchent plus.
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Drink me
J'ai du boire la tasse. De l'hiver pur. Un goût aussi froid que de la vodka. L'ivresse dure, triste des soirs où rien ne passe où l'alcool agace. Je colore mes coktails de couleurs vives pour oublier que... dehors il pleut. Que je veux pas vraiment vivre. Je me fatigue. Jusqu'à la crise de nerfs qui arrivera ... bientôt? Rencontrer encore des gens. Croiser des sourires une seconde. Juste une. Je n'en pouvais plus de cette monotonie. Une journée d'échappée belle, ça va mieux. |
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Rendez-vous après la vie.
Novembre vient, virevolte, glisse en moi sa mélancolie avec cette fausse tendresse, cette cruauté pure des ciels gris et des soleils d'hivers. Je lève les yeux et je frémis. Va, derrière les nuages le ciel est bleu. J'observe mon coeur, cette chose bizarre et timide qui s'était si bien cachée. Il revient là me narguer, éclater au bord de mes yeux. Il me chuchotte sa vengeance, lui qui fait battre mes veines. On effleure des lèvres ce qui nous a tant manqué, c'est un trésor sans prix à qui on le sait, on peut tout sacrifier. Au fond de moi la révolte gronde mon corps se révolte assujetit à mon coeur. Il avait oublié ce que c'est que les chaînes, il gémit sous leur poids, se tord et gronde, gronde, à en faire frémir, à en faire douter de tout. Tant pis si je dois renoncer, tuer ma folie, dire adieu à ma seule lubie. Tant pis si mon bonheur doit me rendre malheureuse d'avoir renoncer à moi. Tant pis lui seul à fait surgir tous ces désirs, lui seul les fera taire. Je laisse à ses pieds ma vie et mes rêves, je ne garde rien que lui. |
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Ce n'est pas moi qui parle, c'est elle.
Novembre a lentement germé. Maintenant il est là, ciel gris et soleil autrefois si implacable. Mon esprit se tort, tourne doucement sur lui-même, se roule en boule comme un chat frileux. Mais mon coeur bat sans me toturer, s'il reste un morceau de miroir il a fondu à la pensée des chrysanthèmes. Il a fait si beau, le soleil est resté si longtemps et je suis encore là. Comme au premier matin du monde. Mes souvenirs ne font plus qu'un avec le monde. Mais je vis toujours un peu au-delà. Rien n'y fait, j'ai des choses à dire. Mais je n'écris plus, presque plus. Je change doucement. Plus lentement qu'avant. Il n'y a pas eu de rupture, une simple boucle, un léger retour en arrière pour rattraper ce qu'on avait égarer de soi. Je guéris, je crois. Même le froid est plus doux. Qu'il soigne mon hiver. J'ai quand même envie de fuir, migrer vers le soleil... |
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Mademoiselle U.
Ce n'est pas drôle sans toi. Des années à boucher les trous avec de l'insensibilité. Des années à se persauder que tout ça ne mène qu'au malheur. C'est comme les plaies, ça ne se résorbe pas. Et ma raison est cynique. Elle doute de mon coeur. Je tiens avec moi-même des monologues sans fin. J'espère à force la tuer. Celle qui m'a tant aidé à me tuer moi-même...
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Gone with the wind
Dans le jardin accablé de chaleur, Le goût de l'absence. L'été transforme les nuits blanches en rêve, celles où l'on accepte pas de se laisser abattre. Au matin suivant ces heures-là paraissent lointaines, comme un souvenir d'enfance, que l'on confond parfois avec une ancienne rêverie. Il y a beaucoup de douceur les soirs des journées trop chaude. Mais l'été tombe déjà en ruine. J'ai décidé d'aller voir. Aller voir si les blessures finissent par guérir, si l'hiver aussi peut être paisible. Tout est possible tant que le soleil brille. C'est le plus important au fond, saisir enfin l'occasion, ne pas la laisser filer encore une fois. Ensuite le hasard se lasse. On l'a depuis longtemps compris. Il y a un moment où il faut prendre les choses en main. La vie ne peut pas tout faire. Et quand il est reparti, les papillons ne sont pas revenus.
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Extatique.
Les effluves de mon ciel sentent le chocolat.
Pantalons cigarettes, jambes allumettes; mon amoureux me cancérise.
Aux étoiles, aux étoiles! Et l'homme conquit la Lune. L'arbitraire idéal, l'idéal arbitraire. L'homme dompta ses fantasmes. Des mots pour tout. Des maux pour tous. "Je suis handicapé." Fort bien. Mais aller au toilettes est autorisé à tout le monde. "Je ne vois plus que d'un oeil." Les miens ne voient pas tout à fait pareil.
ON CRÊVE!
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